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La rue Joseph Wauters à Strépy-Bracquegnies.
La rue Joseph Wauters est un des principaux axes de communication de Bracquegnies. Dans l’atlas vicinal de 1846, cette rue figure sous l’appellation « chemin n°1 » ou « chemin de Thieu à Houdeng-Aimeries ». De cette dénomination subsista, durant des années, l’habitude pour les usagers empruntant les lignes des trams numérotées 30, 31, 80 ou 82 de demander l’arrêt à la « route de Thieu » pour désigner l’arrêt situé au bas de la rue Wauters au point de jonction avec la rue de l’ascenseur.
Vers 1900, cette rue s’appelait rue de l’Industrie. Elle fut ensuite, avant la seconde guerre mondiale, en 1930, baptisée rue Joseph Wauters.
Qui était Joseph Wauters.
Joseph-Charles-Henri Wauters, l’aîné d’une famille de 10 enfants, est né en Hesbaye, dans la petite commune de Rossoux, le 8 novembre 1875. Son père, cultivateur de son état, s’installa à Waremme pour fonder un commerce qui comportait une boucherie, une vente de bétail et de semences. Elève brillant, il étudia successivement à l’Ecole moyenne de Waremme, puis à l’Athénée royal de Liège et enfin à l’Université de Liège. Agé de 18 ans, il s’affilia au parti socialiste. En 1895, alors qu’il était encore étudiant, il fonda la première mutualité de secours pour les ouvriers malades et le premier syndicat d’ouvriers paveurs. En 1898, il fonde encore la première coopérative en région agricole. Il devient professeur de physique et de chimie et professe durant 10 ans jusqu’à sa nomination comme directeur du journal Le Peuple, succédant ainsi à Louis de Brouckère. En 1908, il est élu à la Chambre comme député de l’arrondissement de Huy-Waremme. Agé de 33 ans, il est à ce moment le benjamin du parlement. Dès le début, il fit forte impression ; ainsi, on pouvait lire dans la presse du 11 décembre 1908 : « M. Wauters, député socialiste de Waremme, le benjamin du parlement, a prononcé son premier discours. Il a fait une excellente impression et paraît devoir se classer parmi les honorables qu’on écoute. » A la fin de la première guerre mondiale, il est nommé à la tête des ministères de l’Industrie, du Travail et du Ravitaillement, tâche énorme et importante qu’il mènera à bien avec une énergie incroyable. En décembre 1928, atteint d’un cancer, il dut se résoudre à abandonner la plupart de ses activités. Il devait décéder le 30 juin 1929. Il reçut l’hommage non seulement de ses camarades socialistes mais des témoignages émus parvinrent à sa famille des milieux les plus divers et des hommes politiques étrangers. On peut retenir de son œuvre la défense non seulement du monde ouvrier mais aussi du monde rural dont il était issu. Il mena notamment les combats pour :
Pour terminer un extrait d’un de ses discours, 30 avril 1929, veille de la fête du 1er mai, deux mois avant sa mort :
Extraits de documents de : La noble vie de Joseph Wauters, Bruxelles, 1929.
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Conception du site : Philippe Waterlot et Guy Vanderwalle.
Merci à Michel Windels pour ses merveilleuses photos. Crédits photographiques : Michel Windels, Philippe Waterlot, Bernard Vanroye, Guy Vanderwalle. Envoyez un courrier électronique à
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